Aether asbl

Méditation sur l’anahata,

le chakra du coeur

 

Auteurs : Attila et Aude, le 15 avril 2007

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Durant une réunion du Cercle d'occultisme d'Aether, nous avons médité sur le chakra du cœur, l'anahata chakra. Nous avons utilisé les différents éléments constituant les forces de ce chakra afin de plonger plus profondément en lui. Voici le récit de cette méditation en groupe.

Assis en cercle, nous commençons par réciter le mantra « Om ». Ce mantra nous met en rapport avec la vibration de l’Absolu ou du Divin. Récitant longuement ce mantra, nous l’appelons à nous tout en cherchant à nous identifier à l’infini sous toutes ses formes : l’omnipotent, l’omniscient, l’omniprésent et l’éternel. En répétant le mantra Om, nous nous dilatons, chacun selon son rythme et ses possibilités.

Tout en répétant ce son et en nous identifiant de plus en plus à lui, nous élevons les vibrations de nos corps subtils. Notre esprit chevauche ce son, comme un cavalier chevauche sa monture, ce qui nous transporte dans l’espace du Om. Ainsi, petit à petit, notre conscience se dilate et s’étend de plus en plus. Notre esprit se répand dans la pièce et au-delà. Nous pouvons par exemple percevoir les personnes et les forces présentes. Mais cela nous montre aussi les limites que nous avons encorer : là où s’arrête notre esprit, retenu par l’habitude de se croire limité et la peur de se dissoudre dans l’illimité.

Nous laissons maintenant le mantra Om pour nous concentrer sur le cœur. « Au centre de notre poitrine, vibre l’anahata, le centre du cœur. Son mantra, son énergie est Yam. En récitant Yam, plongeons notre conscience en lui. » Nous récitons tous ensemble ce mantra. Yam est le mantra de l’élément Air, qui est associé au chakra du cœur. En récitant ce mantra et en s’identifiant à sa force, nous plongeons dans notre poitrine, laissant la force et l’énergie de Yam guider notre mental au sein du chakra. Nous ressentons que notre cœur se dilate, d’abord doucement puis plus intensément. Au fur et à mesure que notre conscience pénètre plus profondément dans notre cœur, cette force provoque une sorte de déchirement, comme si une pointe s’enfonçait en lui pour l’ouvrir. Ce déchirement que nous ressentons, c’est le nœud de notre cœur qui se détend, nos entraves émotionnelles qui se dénouent progressivement.

Anahata1

Le chakra du cœur ou anahata chakra

« Dans l’Anahata se trouve un hexagramme couleur de fumée. L’hexagramme est le symbole de l’union du microcosme au macrocosme. C’est le symbole de l’amour qui unit toutes choses. En répétant Yam, marquons de plus en plus ce symbole dans notre centre du cœur et identifions-nous à lui. Son énergie est comme cette fumée qui le constitue. Elle s’élève et se diffuse en nous, doucement mais inexorablement. Cette fumée est la consumation de l’amour, c’est la marque du feu qui brûle en lui. »

Tout en continuant à réciter doucement le mantra Yam, nous visualisons l’hexagramme au centre de notre chakra. Il est l’image même de notre identité avec l’univers et avec tous les êtres et les choses qui le constituent. L’anahata se fait de plus en plus présent et vibrant en nous. Nous ressentons qu’une masse d’énergie se déploie dans notre poitrine, et cela de plus en plus. Cette masse, qui était d’abord semblable à un nuage, est devenue de plus en plus dense et manifeste. Plus nous répétons le mantra Yam, plus l’hexagramme (le yantra du cœur) se marque en nous, comme si chaque son inscrivait ses traits de plus en plus profondément dans notre cœur. Nous pouvons sentir la coulée de l’amour se diffuser dans tout notre corps et nos autres chakras se mettre à pulser en harmonie avec celui du cœur.

« Ce yantra de fumée est la porte qui nous mène vers le centre du chakra. Passons son rideau de fumée et découvrons se qui se cache derrière lui : nous voyons une antilope. Elle est le symbole de la légèreté du cœur, de sa douceur et de sa fragilité. L’amour bondit comme l’antilope, c’est une force qui jaillit et propulse l’être vers les hauteurs tout en l’aidant à marcher sur la terre ferme. Découvrons cet aspect de la force d’amour en ressentant l’énergie de l’antilope en nous, à l’intérieur de l’hexagramme du cœur. »

Nous récitons ensemble le mantra Pam, en identifiant son énergie à l’antilope sautillant dans notre cœur. Chaque mantra est semblable au pas léger de l’antilope. Nous commençons sa récitation lentement mais l’énergie du mantra entraîne nos cœurs et nos esprits de plus en plus rapidement. Nous ressentons l’aspect entraînant de l’anahata, son énergie nous porte à l’exaltation. Une joie intense mais paisible nous envahit. Nous demeurons un certain temps plongés dans cet état d’union avec l’énergie de notre cœur. Nos mantra s’apaisent et s’éteignent. Et nous plongeons toujours notre esprit dans notre cœur, en silence. Nous pouvons toujours sentir l’énergie d’amour circuler en nous.

« Continuant notre progression à travers ce brouillard de l’hexagramme, qui est le corps de Yam, avançons plus profondément et découvrons devant nous Kakini, la shakti de l’anahata. Kakini est l’énergie de ce chakra, elle est sa force. C’est en Kakini que Yam et le chakra prennent source. Kakini est représentée comme une déesse jaune comme l’or et les éclairs, elle a trois yeux et elle est vêtue d’un drap noir. Kakini est ivre, elle boit le nectar de la félicité jusqu’à l’ivresse. L’énergie de l’amour est une force d’ivresse. L’amour n’est pas maîtrisé, c’est une exaltation, une force incontrôlée qui brûle d’ivresse de s’unir à tout. Voyons et vivons cette déesse ivre qui anime notre centre du cœur. »

Anahata2

Kakini

Kakini est l'aspect que prend Kundalini
dans le chakra du cœur.
C’est d’ailleurs le premier chakra
dans lequel la Kundalini a un aspect bénéfique.
Non qu’elle soit négative dans les trois chakras
d'en-dessous mais elle y est terrible,
dévorante et très difficile à contenir.

Nous répétons le nom de Kakini, en nous la représentant avec tous ses attributs. Nous psalmodions son nom en gravant sa présence dans notre poitrine, elle qui est la source du chakra anahata. Nous chuchotons et soufflons son nom, qui nous relie à sa force et son égrégore. Nous lui rendons hommage pour sa présence en chaque être et méditons longuement sur elle.

Nous prolongeons ensuite notre méditation, en récitant à nouveau le mantra Yam et en visualisant Kakini dans notre cœur. Nous la voyons ivre de félicité et d’amour. Elle boit le nectar à chaque mantra, elle s’enivre de plus en plus d’amour et son ivresse accroît notre force d’amour. C’est une force qui envahit tout ce qui l’entoure. Au fur et à mesure que nous plongeons en elle et que nous réveillons son énergie, nous sentons un nuage de félicité et d’amour envahir notre poitrine. Nous sentons notre cœur se saturer d’une énergie subtile et pénétrante. Certains d’entre nous peuvent voir une sorte de brume lumineuse dans leur poitrine, qui s’étend dans toutes les directions et étend leur amour.

Kakini nous enseigne ainsi comment doit être notre amour : sans limite, cherchant à tout moment à se répandre en tout et partout. Notre amour doit être sans retenue et ivre de félicité, tout comme elle.