Lion, un roi au pays de l’été et de l’or
J’écris « lion » et tout de suite j’ai envie d’apposer « roi », tant les deux mots s’associent naturellement dans mon esprit. La faute à La Fontaine ? A l’héraldique ? Plus certainement aux croisés qui ont ramené notre fier ami dans leurs bagages afin qu’il détrône l’ancienne figure européenne de la souveraineté animale : j’ai nommé » l’ours », le roi bourru (pour lequel j’ai, par ailleurs, une grande tendresse et dont je reparlerai en son heure). L’ours fût le roi d’un autre temps. Une vieille guerre. Du passé. Reste le lion. Tout le monde veut que le petit Simba devienne roi. C’est dans l’ordre des choses. Comme une évidence. Même Disney nous le dit : le roi, à présent, ne peut être qu’un lion !
Si en Europe, il lui fallut tout le Moyen- Age pour s’imposer définitivement sur le trône des animaux, sa symbolique royale était depuis longtemps acquise dans nombre de traditions orientales ainsi qu’en Afrique subsaharienne.
Mais dis-nous Grand Lion, quelle est cette royauté à laquelle ont rêvé les hommes ? Qu’ont-ils vu dans tes yeux dorés par les reflets du soleil ? Qu’ont-ils entendu dans ton cri rauque et profond ?
Pour lire la suite de ce texte, consultez le second numéro de notre revue, La sève des mystères : La Danse Sacrée.
Maryam
© Copyright 2010. Maryam. Tous droits réservés.