Serpent, qui serpente entre Vie et Mort

Chargé d’une puissance considérable, le « plus nu des animaux » occupe une place de choix dans l’univers symbolique de l’humanité. Il apparaît tour à tour divinité ophidienne, facette de la Déesse Mère mais aussi de l’« Adversaire » ou encore pure illustration d’un principe (ouroboros, kundalini, caducée). À travers l’épaisseur et la complexité de ses représentations, le Serpent nous convie à une danse ambiguë, trouble, tourbillonnante, qui n’est rien de moins que celle de la dialectique Vie et Mort.
L’animal est incontestablement fascinant : regard fixe, il se déplace à même le sol en ondulant son corps froid et dépourvu de membres. Il mue et se régénère ! S’enroule et se dresse ! Parfois crache son venin ! Et ce depuis quelques centaines de millions d’années.
En prenant comme fil rouge ses caractéristiques très concrètes, explorons diverses symboliques qui y sont associées et qui nous parlent de l’expérience du vivant à travers la forme et ses limites.
Pour lire la suite de ce texte, consultez le premier numéro de notre revue, La sève des mystères : La Grande Mère.
Maryam
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