Kabbale et Tarot :
méditation sur la lame XVII
Nous désirons partager avec vous l’expérience d’une invocation kabbalistique que nous avons faite hier au Cercle d'occultisme de Bruxelles. Nous avons cherché à appeler la force de la dix-septième lame du Tarot, l’Etoile, en utilisant la Kabbale.
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Invocation kabbalistique
Assis en cercle, nous avons commencé par remplir l’espace de lumière en psalmodiant le mot Aur ou Aour. Ce terme kabbalistique signifie « Lumière ». En prononçant la lettre A, nous visualisions une source lumineuse naître au centre du groupe, au son OU nous faisions se répandre cette lumière dans toutes les directions, et au son R elle se diffusait encore plus loin et dépassait les murs de notre pièce. Plus nous répétions Aour, plus la cohésion se faisait entre nous et nous sentions l’air devenir plus subtil et plus fin. Nous avons ensuite encore affiné cette lumière en tournant notre conscience vers la nature infinie de la lumière : nous avons commencé à psalmodier la formule « En Soph Aur », l’Essence lumineuse et infinie. Nous tournions ainsi l’invocation vers l'omniprésence de l’énergie lumineuse.
Sentant cette atmosphère s’illuminer, Attila (qui dirigeait la pratique) eut l’intuition de continuer par une harmonisation de notre être. Pour cela, il utilisa les trois lettres mères de la Kabbale : Aleph – Mem – Shin. Aleph est le symbole de l’élément Air et on le situe dans la poitrine, Mem celui de l’élément Eau et on le rattache au ventre, enfin Shin est représenté par l’élément Feu et situé dans la tête. Cette correspondance entre les lettres mères, les éléments et les parties du corps vient du Sepher Yetsirah. Nous avons appliqué cette correspondance en répétant l’une à la suite de l’autre les trois lettres mères, en plaçant à chaque fois notre conscience dans les zones du corps correspondantes et en y voyant l’élément associé. « Aleph, Mem, Shin…Aleph, Mem, Shin…Aleph… ». Plus nous répétions ces lettres, plus nous ressentions l’équilibre se faire en nous, nos émotions et nos pensées s’apaisaient.

En Kabbale, l’arbre des sephirot symbolise les dix principes de l’Univers et du Divin. Kether est la Couronne, elle représente l’aspect le plus visible et perceptible d’En Soph Aur, l’Essence lumineuse et infinie ; Kether est la couronne qui est sur notre tête. Tiphereth est la Beauté de l’Amour ; elle siège dans notre cœur, au centre de la poitrine. Yesod est le Fondement, que nous avons situé dans notre ventre. A l’aide de ces trois sephirot, nous avons continué à nous harmoniser, à équilibrer l’esprit, le cœur et le corps. « Kether, Tiphereth, Yesod… Kether, Tiphereth, Yesod… Kether, Tiphereth, Yesod… ». Tout en les récitant, Attila appuyait ces sons par une gestuelle : à Kether, il élevait ses mains vers le haut, à Tiphereth, il joignait ses mains au cœur et à Yesod, il tenait son ventre des mains. Cette récitation était très puissante et très prenante. Chacun d’entre nous se sentait envahi par ces forces, dans son mental, son cœur et son corps. Nous sentions la maîtrise de notre esprit sur ces énergies.
Lorsque nous fûmes suffisamment harmonisés, nous avons tourné notre conscience vers l’astral qui nous entoure. Pour cela, nous avons utilisé l’invocation à Nahash, le grand serpent, le grand agent magique. C’est le dragon, symbole des courants astraux, c’est l’Ether, Celui qui porte le monde. Nahash est le fleuve de la vie, le grand courant de l’énergie vitale. Nous récitions ensemble Nahash pour densifier sa présence autour de nous. Nous l’appelions à nous et le visualisions en train de nous enserrer de ses anneaux. Nous psalmodions son nom et sentions sa présence sinueuse autour de nous. Sa présence se densifiait parmi nous et était très tangible pour chacun d’entre nous. L’astral se faisait de plus en plus présent. Nous avons continué à l’invoquer durant une dizaine de minutes sur des tons et des rythmes différents.
Identification à l'Etoile

Sentant qu’il était assez densifié par notre appel, Attila a continué à faire avancer la pratique : « Tout comme la jeune fille de la lame XVII, voyons-nous nus. Sentons qu’au fur et à mesure nous laissons tomber nos vêtements et nos parures afin de nous présenter tels que nous sommes devant Nahash. Pour cela, utilisons la dix-septième lettre hébraïque, Pé. Pé est la bouche, le souffle. C’est la source du verbe créateur, le souffle qui donne vie. » Tout en récitant le son Pé, tout doucement et lentement, nous imaginions que nous nous dévêtions de tout ce qui est superflu, que nous nous dénudions pour nous offrir dans notre nature réelle.
« Comme à l’heure de notre naissance, comme à l’heure de notre mort, nous sommes nus ». En psalmodiant ce son Pé, nous nous sentions devenir de plus en plus transparents. La répétition de cette vibration était comme une pluie qui nettoyait nos corps de leurs fardeaux, bons comme mauvais. Pé nous lavait du poids de nos pulsions, de nos émotions et de nos pensées. Pé soufflait sa force vitale sur nos corps physique comme subtils.
« Tout comme cette jeune femme déverse le fardeau de ses deux jarres dans le courant d’eau à ses pieds, de même déversez les charges de vos deux polarités dans Nahash. Déversez votre amour et votre haine, votre lumière et votre obscurité, votre courage et vos peurs en Nahash. Videz vos jarres en lui. » Tout en récitant Pé, nous offrions à Nahash toutes nos énergies. A ce moment, nous nous sentions nous vider. Nos corps devenaient des jarres vides et nous ne ressentions plus de différence entre ce qu’il y avait en nous et à l’extérieur de nous. Nous nous sentions de plus en plus nus, de plus en plus purifiés et transparents.
A la fin de cette pratique, nous nous sentions harmonisés et purifiés, comme si notre énergie intérieure avait été remplacée ou renouvelée. Nous nous sentions pleins de sérénité et de confiance. L’usage de la Kabbale en invocation nous remplit toujours de lumière et de sagesse. Expérimentez-la vous aussi et n’hésitez pas à nous faire part de vos expériences.
Le 1er avril 2007
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